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lanserlia - 993217

Le Glandon



C'était le soir,
le foehn soufflait encore dans ma vallée - vous savez : ce vent chaud qui exacerbe les passions, qui énerve les sensibilités, ce vent qui souffle sur les frontières suisse et italienne
Le ciel était bien couvert, la pluie allait tomber, il faisait déjà un peu sombre.
Quand le foehn souffle, dans ma vallée, l'air est pur, les couleurs sont éclatantes, les montagnes découpées au cutter sur le ciel : c'est magique...
Il m'a dit : on va se promener au Glandon ?
Nous y sommes arrivés, vers 18h30, il pleuvait, les nuages étaient accrochés aux montagnes et la nuit tombait. Nous sommes partis à pied, sur la route, emmitoufflés dans nos anoraks, main dans la main.
La nuit tombait doucement et nous marchions, sur la route, au col du Glandon !
Promenade incongrue à cette heure, dans ce lieu, par ce temps !!!
Nous étions seuls, bien évidemment - si ce n'est l'amour revenu qui nous enveloppait de nouveau, après les grands tourments.

Promenade incongrue, moments étranges...
On voudrait arrêter le temps, oublier les tourments, garder le bonheur -
Nous sommes rentrés à la nuit noire, mouillés mais heureux.

Moments étranges, amour tempête
Ce soir je ne garderai que la tendresse....

Thursday, April 28, 2005
9:36 PM

Oeuvre originale
Auteur : Lanserlia

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lanserlia - 993217

Roche Jaille


Roche Jaille

Récit de D

10h : coup d'oeil sur la carte, au chaud à l'intérieur de la voiture, pour voir le cheminement de notre randonnée d'aujourd'hui : Roche Jaille.
Des militaires arrivés avant nous commencent à chausser - un randonneur solitaire revient déjà :
- "c'est comment ?"
- "Crouté !"

Ces propos ne sont pas enthousiasmants, pas du tout ! Ca inspire plutôt la galère pour la descente ! Tant pis, j'ai bon espoir de trouver encore de la poudre, vu l'orientation de la ballade et le froid qu'il fait.
Nous attaquons par un petit chemin, dans les bois, parfois un peu raide.
Vu que nous avons le rhume tous les 2, nos quintes de toux doivent réveiller les oiseaux encore endormis !
J’espère que le bon air pur de la montagne coupera court au nez qui coule et à la gorge qui racle... Ah ! Une intersection : quel est le bon chemin ? Une pancarte vieillotte en bois indique : "Chalets de la Buffaz"
- "On y passe " clame Lanserlia. J'aimerais bien ressortir la carte pour le confirmer mais mon esprit me dit de lui faire confiance. Ah, c'est dur de se séparer d'une éducation machiste ! Que voulez-vous, c'est dans les gènes... Alors, allons-y !

30 minutes plus tard, nous sortons de la forêt et, sur un plateau à découvert, nous arrivons comme prévu aux chalets. La femme a toujours raison ! Une fois de plus, dirait-elle !!
En tout cas, nous sommes sur le bon chemin, les militaires sont un peu plus haut, en train de nous faire une belle trace.
Le panorama est assez beau et, comme tout alpiniste regardant l’horizon, nous essayons de mettre un nom aux montagnes qui nous entourent.
Ce sont des sommets que l’on a fait, ou que l’on rêve de faire, que l’on fera peut-être un jour ou que l’on ne fera jamais… Certains réveillent des souvenirs. Il n’y a pas de bruit, le ciel est d’un bleu éclatant, aucun nuage à l’horizon. Là-bas, vers un col, des randonneurs montent…
Après un peu de thé chaud et quelques raisins secs, nous repartons. Nous reprenons le pas lent, régulier, répétitif, machinal, du randonneur en peaux de phoque, l’alternance des jambes et des bras. Parfois une conversion vient couper le geste, pour repartir dans l’autre sens. Plus on s’élève, plus le panorama s’agrandit.

Sur la droite, une énorme avalanche…

Récit de D et Lanserlia

Sa présence nous surprend. Aucun signe ne laissait présager un danger en ce lieu et nous rappelle qu’il n’y a pas de certitude en montagne. N’oublions pas de rester humbles devant la Nature…
Nous montons, nous montons, dans les pas des militaires, serpentant entre les croupes de la montagne.
Après 3 heures d’efforts, nous débouchons sur un large replat. Ici, surprise ! la neige, poudreuse jusqu’ici, devient croûtée, sculptée en vaguelettes par le vent des cimes.
La fatigue de nos rhumes respectifs nous rattrape : le sommet n’est pas encore visible, d’ici, et une belle pente se dresse devant nous… Nous n’aurons pas le courage de continuer. Nous posons les sacs et « attaquons » le saucisson au soleil, assis sur une pierre plate, face au Grand Perron des Encombres et à la Pointe de la Masse. Il est bon, le saucisson, ici !!!

Vient l’heure de la descente. Après avoir enlevé les peaux et serrer les chaussures, à nous la pof et la godille… et les cailloux qui affleurent parfois ou sont cachés sous la neige !

La consistance de la neige n’est pas uniforme.
Un des plaisirs du ski de randonnée consiste à rechercher, selon les aspects de la couche de neige, les endroits les plus agréables pour descendre. Ici, pas de dameuse pour lisser et rend

Sunday, March 13, 2005
9:58 PM

Oeuvre originale
Auteur : D et lanserlia

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lanserlia - 993217

Un jeudi "d'enfer" à Valmeinier




C'était un mardi de février, au bureau. Il neigeait sur les montagnes.
Il est venu me voir :
- "La météo annonce une belle journée, jeudi. Avec ce qui tombe, on va se régaler, au ski ! qu'en penses-tu ?"

Ce que j'en pensais ?
J'en avais des fourmis sous les pieds, à l'idée de glisser dans la "pof" (neige poudreuse...) !
Le temps de demander un jour de congé, de mettre le matériel dans la voiture, d'enfiler l'anorak et nous voila à pied d'oeuvre sur les pistes, jeudi matin à 9h.

La "pof" était au rendez-vous ! un tapis crissant de douceur et de blancheur. Un manteau blanc immaculé sur lequel les skis glissaient en soulevant des arc-en-ciel.

Le soleil riait de notre bonheur et nous on riait de gratitude pour son rayonnement divin !
Les montagnes étincelaient sur un ciel de cristal et nous allions d'une pente douce à une combe abrupte, d'un adret ensoleillé à un ubac ombragé où la neige bleutée scintillait de mille feux dans l'air froid de l'hiver.
Il y eut bien un passage un peu scabreux dans les noisetiers, la traversée imprévue et délicate d'un ruisseau... mais toujours ce plaisir intense et ce sentiment profond de liberté.

En fin de journée, les muscles étaient noués par l'effort, les genoux douloureux, le corps épuisé, mais nous avions vécu une journée de vrai bonheur, de vraie vie...

Saturday, November 06, 2004
10:07 PM

Oeuvre originale
Auteur : Lanserlia

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Blog mis à jour le 21/11/2019 à 04:01:08



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