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djenie à l'idée - 3130878 

En ce temps là


En ce temps là...il y avait les hommes et les femmes . C'était l'époque barbare où existait un phénomène social qui fait sourire aujourd'hui. On appelait cela la famille.
Des heures qu'il voyait défiler ces infos...Il soupira, un peu fatigué. Préparant une étude sur le second siècle avant l'unicité libératrice, qu'il allait proposer au contrôle andragogique de l'eurasie.
Se frottant les yeux, il se dit qu'il avait assez consulté sa mémoire intégrée : ouf! le fait d'interagir entre le cerveau archaîque et la puce bioélectronique dans sa boite crânienne lui causait des maux de tête lors d'échanges un peu longs.
Allons...un instant de repos déclaré me fera le plus grand bien. Il ordonna mentalement à la cabine de reconditionnement de l'entourer, et il s'allongea sur ses capteurs dorsaux . Quelle sécurité ! au moindre dysfonctionnement biomorphophysiologique, une intervention robohumaine lui serait attribuée.
Il sourit...tout à sa détente programmée . Les hommes les femmes, quelle époque! Combien de conflits, de haines, de colères de frustrations engendrées par ces classifications heureusement obsolètes...L'humain était alors bestial, injuste, luttant sans cesse pour être dans le groupe dominant.
Il dormit sereinement, sans rêves consommateurs d'énergie, compensés par la régulation synapsienne. à suivre.

Dernière participation le
Friday, September 27, 2019
8:12 PM

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djenie à l'idée - 3130878 

cauchemar ?


Quel silence! c'est sa profondeur qui m'a oppressé, et une odeur de vieux journal, de vieille bibliothèque. Enfin vint l'éveil...la conscience.

Je m'étire en grognant, tentant de me remémorer les pages de ces rêves qui me sont revenus à plusieurs reprises, ce qui m'inquiète un peu.

Bon je n'en suis pas encore à entendre des voix, mais...je crois sentir un parfum désagréable: je n'irais pas à le comparer aux couloirs de certains mouroirs en sous-effectif, mais comment dire? Une odeur d'abandon, de solitude, de tristesse, oui de tristesse…

Le fond de l'air des cimetières d'autrefois, avec des effluves de terre sablonneuse, parfois l'envol des fragrances de chrysanthèmes ou de fleurs moins classiques c'était tout de même plus cool.

Passons sur les dames noyées de parfums puissants, survivant (c'est amusant ça) à leur éloignement. Tout est bizarre dans ce...je ne sais quoi, qui me fait penser à un cimetière, un mausolée, un musée: et puis ce goût de brûlé couplé à cette tristesse rémanente. c'est comme un signe, un message qui vient de loin. D'abord, un cimetière digne de ce nom devrait garantir le silence de ses locataires.
Et là...non : ça papote gentiment...un petit bonjour le matin, un petit coucou le soir!
Non, ne croyez pas que je passe mes jours et mes nuits avec mes chers disparus.
Ni à fortiori avec les autres, morts trop tard à mon goût (sans compter les salauds vivants)après les misères qu'ils ou qu'elles m'ont fait subir.
Je suis presque normal...à mon sens et celui d'une paire de bons amis. Et puis les cimetières d'avant c'était plus sérieux; des tumulus des préchrétiens aux jolies tombes bien lisses, en passant par les boites de granit des francs et mérovingiens.
Perso, j'apprécie les colombariums, les jardins du souvenir où justement j'ignorais cet étrange sentiment de malaise, de vide quasiment sidéral. Tout cela sans savoir ni son origine ni son statut physique.

Donc, pour tenter de comprendre, il faut chercher d'abord s'il y a tombe ou pas. Mais dans un cauchemar, on ne maitrise pas une enquête de ce genre. Enfin suis-je bien sûr d'être dans un cauchemar ? Les rêves éveillés ça existe, non ?.....Une image furtive me vient...lointaine: oui il y avait de la vie ici.
J'ai la sensation d'avoir déjà vécu dans cet endroit, et pourtant ailleurs.
Je me concentre intensément...un nom me vient: "pinson"/ mais oui! les bonjours/ bonsoirs c'était lui! Des flashes me sautent aux yeux: "une "coupe-anne" (une sévère?) un "immortel"(qui renait de ses cendres?) une "jeune chanteuse"(ahhh) tiens plus rigolo: un "1 et 3 de la gamme"(un musicien?)
enfin un "omnipotens"(un religieux ?) Une brume soudain s'abat ...Je me demande si ce truc étrange n'échappe pas un peu au réel...sans pour autant...ma respiration s'apaise, je crois bien que pour cette nuit le cauchemar va me laisser me rendormir paisiblement...

Dernière participation le
Wednesday, January 09, 2019
10:07 AM

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913080

Breacking news from Raghley



Breacking news from Raghley ?

Comment que je te me la pète, depuis le fond du trou du cul du monde, sans téléphone ni réseau internet.

Pour le téléphone, il suffit de descendre la colline.

Pour le web, faut faire les 20 kms jusqu'à Sligo.

C'est bon et c'est bien.

Une connexion au web, on peut s'en passer, surtout quand elle devient problématique.

Ce sera donc au fil de ma flemme et façon morse que j'ai décidé de vous tenir au courant de mon Irish trip de cette année.

Dans l'avion (Aer Lingus of course, ne vous faites jamais baiser par Ryanair) il y avait, just by me, une petite maman avec une petite grenouille de seize mois qui a passé les presque deux heures à changer de genoux entre mom' Eleinn et le Papipierre improvisé.
Maureen, qu'elle s'appelle. Bisous et bon vent, petite d'homme gracieuse et bisouteuse.
La maman ? Une collègue irish dispensant ses talents linguistiques dans une école très privée autour de Paris. Je n'en saurai pas plus.

M'en fous en fait : Maureen sait dire "un, deux, trois !"


Dernière participation le
Monday, October 16, 2017
8:05 AM

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Mimi17rft - 1568753 

Après la vie


Un forum un peu particulier.
Juste pour avoir une pensée pour les êtres Aimés qui nous ont quitté.
Des textes à lire lors des cérémonies ou tout simplement lorsque l'on pense à eux.
Merci

Dernière participation le
Monday, February 07, 2011
9:13 PM

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1925550

Ch'tite histoire


A force de racontage d'histoires d'enfance, j'ai envie de vous faire partager un autre de mes souvenirs.

Chez mes grands-parents, le dimanche, c'était sacré.

Grande réunion de famille et forcément, grand repas; et on sort les nappes blanches, les verres en cristal et l'argenterie.

Après le bénédicité: les entrées puis le rôti de poulain, les fromages, le dessert ;

Et c'est enfin au dessert, le moment que nous attendons tous, que Papi se lève pour aller chercher.........ses lunettes.

Les parents sourient....
Les petits-enfants dansent d'une fesse sur l'autre, trépignent d'impatience...

Il s'assoit.
Chausse ses lunettes.
Prend Le Livre.
Cherche la page, et...
Solennellement se relève devant l'assemblée suspendue à ses lèvres.

Il nous conte: une histoire de Cafougnette.


C'était un rituel de famille que j'aimerais partager avec vous aujourd'hui.

Dans le nord ( chez les Ch'ti) nous avons quelques personnages emblématiques. Zeph Cafougnette est au nord ce que Marius est à Marseille. Ses aventures racontées par Jules Mousseron, mineur-poète, sont écrites dans sa langue de tous les jours, ce patois "rouchi", branche hennuyère du picard.

Je vous conseille de lire le texte à voix haute, c'est un peu ardu pour les non-initiés.


CAFOUGNETTE A OSTENDE



I’ n’ d’a qui n’ont pas d’ chanc’. Pourquoi ? In sé l’ démande.
L’aut’ jour, quand la « Musique » alle a ‘té à Ostende,
El bon Zeph Cafougnett’, l’homm’ toudis dévoué,
Comme i portot l’gross’caisse, i-a eu s’voyach’ payé.


Lé v’là dins un hôtel avec un comarate,
Un garçon débrouillard qu’in nommot Touque-à-l’ jatte.
Zeph n’pouvot mau* d’quitter un homm’ si dégourdi,
Car li, dins ses voyach’s, i s’infarfoull’* toudis.
Jusqu’à l’heure du dîner, tout marchot à mervelle.
D’ boire in sintot déjà récauffer ses orelles.
Cafougnett’, dins la mer, i-avot pris un bain d’pied
Et fait l’tour ed la plage à qu’ vau* sur un baudet.
In avot déjeuné d’eun paire ed boîtes d’moules
Et chuché des crevett’s comm’ des ossiaux à l’ moulle.*
In avot acaté* des caracol’s* – souv’nirs,
Dins l’ prom’nade in barquett’ lâché pus d’un soupir
A ch’t’ heur’, Zeph et s’n ami, face à face à l’ mêm’ tape,
Décollotent* l’dîner d’ un appétit du diape !
Ils avot’nt, Dieu merci, « el pain à discrétion »
Et tous dîneux comme euss’ arot’nt ruiné l’patron.
Zeph i faisot des jou’s comm’ des énorm’s soufflettes,
Car el gaillard, pou mier*, i n’ faut pas li-in promette.
Infin, tout i dallot, quand v’là qu’malheureus’mint
Cafougnette, in mingeant, i- attrape el dévoîmint*.
« Viens m’moutrer d’ù qu’ch’est l’cour, qu’i d’mand’ comm’ cha à l’autre ;
Ej sins m’vintr’ qui gargoull’. Faut qué j’vache à l’ culotte ! »
Mais l’autr’ « désivorant *», ed peur ed perdre un plat,
I li répond vagu’mint : « Va tout seu, ch’est par là. »

L’ pauv’ Cafougnette, après avoir ouvert douz’ portes
Et avoir eu chaqu’ fos les sueurs ed la morte,
I trouve un cabinet d’faïence eddins un coin.
Oui, mais ch’t’ un cabinet d’eun’ form’ qu’i connot point.
I n’ sait pas, l’ malheureux, qu’i faut abassier l’planque*…
I n’a pus l’temps d’ailleurs ; i li vient s’ dernièr’ cranque* !


Je vous raconte la suite demain.

Petit lexique:
n'pouvot mau : n'avait garde
i s'infarfoull : il s'embrouille
à qu' vau : à cheval
des ossiaux à l'moulle : des os à moelle
acaté : acheté
caracol's : escargots (=coquillages)
décollotent : bâfraient
pou mier : pour manger
el dévoîmint : la colique
désivorant : dévorant
abassier l' planque : abaisser la planche
cranque : crampe

Dernière participation le
Friday, December 24, 2010
12:50 PM

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