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Souvenirs d''un père trop tôt disparu...

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PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 08/06/2003 à 17:08 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
En l’an deux mil, j’aurai quarante six ans.
C’est si loin. J’ai l’impression que des années lumière nous séparent de cette date. L’an deux mil : la sonorité déjà est étrange. Il est impossible que cela arrive, tout du moins comme je le conçois.
Je serai vieux. Les voitures voleront. Il n’y aura plus de verdure. La nature aura disparu. Nous respirerons avec des bouteilles et nous mangerons dans des tubes. Les animaux seront monstrueux. J’ai vu il n’y a pas longtemps ce film « la planète des singes ». Nous arriverons peut-être à ce mouvement général de révolte animalière où chiens et chats se libéreront de leur collier et de leur laisse, où ils rejèteront des siècles de brimades et d’oppression.

Dimanche 7 février 1988

Je me déchausse sur le palier. J’ai du faire du bruit car la porte s’ouvre: Alexandra, trois ans, est là. « Maman, c’est mon papa qui rentre! ».

Mon papa… Mon papa. Que j’aime cette possession! Mon papa…

Mercredi 29 avril 1970

Il fait bon. Il fait doux. Le printemps éclate en mille bourgeons sur les platanes de l’avenue. L’herbe folle perce le goudron par plaque. Elle se glisse entre les pavés des caniveaux, dans les interstices des vieux murs de pierres.

Seize ans. Le grand bonheur vécu en famille. Quatre sœurs, un frère et des parents merveilleusement unis. Je suis le plus jeune, le « Caganis », comme l’on dit en Provence. « Quatre brouillons pour deux chefs d’œuvres ». C’est l’expression de mon père, qui plaisante, bien sur. Comme tout bon vieux Corse, il est fier de ses fils qui pourront perpétrer son nom. Mes sœurs ne lui en tiennent pas rigueur.

Seize heures. Seize ans dans quelques jours. Je crois que mes parents m’offriront une chemise que j’ai vue en vitrine. J’aime m’habiller. A cette occasion, la famille se réunira et l’on souhaitera un joyeux anniversaire au petit frère. J’aime bien cette position de « petit frère ». Elle offre quelques avantages non négligeables.

Je sors du collège et grille une cigarette, interdite à la maison. Il ne faudrait pas que mon père me surprenne. J’ai ma panoplie « après cigarette » avec moi ; tablettes de réglisse, chewing-gums, et à défaut une poignée d’herbe que j’arrache, mâchouille et frotte entre mes mains pour supprimer l’odeur du tabac!

Seize ans. L’insouciance. Je ne sais pas ce que je ferai plus tard. Juge pour enfants ou professeur de lettres. J’aime les enfants et les livres. Je ne sais pas. Ce n’est pas encore ma préoccupation. Nous verrons bien.

Je prends ma mobylette et salue mes copains. C’est une aventure. Je ne rentre pas à la maison mais me rends chez ma sœur aînée. Elle est hospitalisée et ma mère seconde son gendre dans les tâches quotidiennes.

L’air chargé de senteurs marines me caresse le visage. Le soleil printanier darde ses rayons et joue impunément avec les jupes des filles, dévoilant des charmes prometteurs. Des prostituées aux avancées avantageuses s’appuient négligemment sur les murs et sur les arbres. Elles lancent des regards langoureux aux automobilistes qui descendent la contre allée à faible allure. Je n’ose trop les regarder de peur de provoquer un déferlement d’injures des plus colorés. Il reste en moi un fond de timidité qui recule de jour en jour devant la hardiesse naissante de mes presque seize ans.
539788 Publié le 08/06/2003 à 17:27 supprimer cette contribution
la suite c'est émouvant !
merci de nous faire partager ce moment qui te tien à cœur Bises --> :*
519142 Publié le 08/06/2003 à 18:05 supprimer cette contribution
la suite.....
687672 Publié le 08/06/2003 à 19:23 supprimer cette contribution
Je vois!!! J aime beaucoup --> :love:
PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 08/06/2003 à 20:05 supprimer cette contribution
Ce midi, j’ai mangé seul avec mon père. Il a fallu, comme tous les jours après le repas, que je présente une chaise devant le fauteuil dans lequel il s’assoit pour qu’il puisse y allonger ses jambes. Pour ne pas faillir à la tradition, j’ai du également tirer délicatement les jambes de son pantalon pour éviter les plis. Toujours
« costard cravate », le pater, et pas de fantaisie. C’est un rituel auquel nous nous plions sans rechigner. Pourrait-il en être autrement ? Pendant la sieste flash qui n’excède jamais dix minutes, j’ai lavé la vaisselle et lui ai préparé son café qu’il a ingurgité bouillant. Il doit avoir un gosier en béton pour le boire si chaud. Quand je le regarde faire, je me brûle de la langue jusqu’à l’estomac!
Nous nous sommes quittés à 13 heures 15, nous souhaitant mutuellement plein de bonnes choses pour l’après-midi. « Que DIEU te bénisse, mon fils », m’a-t-il dit. Papa ne vivrait jamais une journée sans invoquer la bénédiction de DIEU sur son foyer. .
A 16 heures 30, me voilà arrivé chez ma sœur Marie. J’ai pris mon temps, il fait si bon et je suis si libre sur mon « deux roues » à côté de ces conducteurs coincés dans leur voiture.
Au coup de sonnette, mon beau-frère répond. « Tiens, Jeannot, que fais-tu là ? », lui dis-je. « Rentre chez toi, petit Philippe », répond-il, « rien de grave, mais ton père a eu un malaise ». Comment n’ai-je pas remarqué son teint cireux et sa voix sortie de nulle part ? Je sens sourdre au creux de mes reins une inquiétude que j’apaise en me repassant les propos encore frais qu’il m’a tenus:« Rien de grave », m’a-t-il dit.
Si tout à l’heure, pour moi, l’air se chargeait de senteurs printanières, une lourdeur électrique s’empare de mes épaules au fur et à mesure que je me rapproche de chez moi. Comme par lambeaux, l’insouciance de mes seize ans se détache de mon corps et un sentiment jusqu’alors inconnu me gagne.
Que fait Yoyo, ma voisine à sa fenêtre? Pourquoi ses yeux sont-ils rougis d’avoir pleuré? Pourquoi me demande-t-elle de monter chez elle? Et mon père? Et ma mère? Et pourquoi encore cette drôle de chose qui me noue le ventre?
Je dépose mon vélomoteur et monte l’étage. Cette chose étrange, cette bête immonde, là , au fond de moi fait naître des pensées que je rejette avec véhémence.

49914 Publié le 08/06/2003 à 20:07 supprimer cette contribution
C a cause de la Fete des Peres que vous deprimez tous comme ca ?
Mince... Triste --> :(
539788 Publié le 08/06/2003 à 20:50 supprimer cette contribution
519142 Publié le 09/06/2003 à 09:58 supprimer cette contribution
Il ne déprime pas... Il raconte , c'est émouvant et très beau.
702985 Publié le 09/06/2003 à 11:04 supprimer cette contribution
C'est possible, M-, c'est possible.
Moi, ça fait des années que je n'ai plus personne à fêter ce jour-là. La vie continue, et blablabla, mais j'espère que tu resteras encore des années sans comprendre ce que je veux dire.
49914 Publié le 09/06/2003 à 11:27 supprimer cette contribution
Je sais
687672 Publié le 09/06/2003 à 16:02 supprimer cette contribution
PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 09/06/2003 à 20:38 supprimer cette contribution
Le regard éperdu de trois femmes m’accueille. Il me semble bien que celui de Yoyo ne veut pas rencontrer le mien. Sa maman et une amie dont je trouve la présence en ces lieux plutôt insolite, ne sont pas mieux loties.

Et ma mère ? Maman est là. Je ne sais pas tout compte fait si elle est bien là. Elle est assise sur une chaise. Assise ? Non. Inerte. Prostrée. Comme vidée. Son regard n’exprime plus rien. Il s’est éteint. Un silence épais, étouffant écrase la pièce. Un silence qui m’impose de parler à voix basse: « Maman, c’est grave ce qu’il a Papa ? » Et toujours ce silence. « Dis Maman, c’est grave ? ». Une bouche qui ne veut pas s’ouvrir, laisse filtrer trois mots sur un ton monocorde: « Il est mort ». Ma mère m’a répondu.

A cet instant, la terre s’ouvre sous mes pieds et l’adolescent disparaît avec l’insouciance de ses presque seize ans.
Quatre jours suivent que je vis dans un brouillard, l’œil hagard.
Pour le lendemain même, maman n’a pu obtenir que papa soit inhumé. Il n’y avait pas de convoi disponible pour le cimetière Saint-Pierre. Tant de gens sont-ils morts qu’on ne puisse amener Papa en terre ? Il faudra attendre le 2 mai.

Un dysfonctionnement sème la perturbation sous ma chevelure blonde. La famille est arrivée de Corse, les amis vont et viennent, arrivent, repartent, parlent, questionnent, s’inquiètent, chuchotent, compatissent. Et Maman reçoit, répond entre deux sanglots, accompagne tous ces gens jusqu’au bureau où mon père repose sur un canapé. Je n’ai pas voulu le voir et comme la porte est restée pratiquement ouverte tout le temps, je suis passé devant en montrant mon dos. Comment Maman a-t-elle pu supporter ces heures et faire face à cet incessant défilé ? A quoi tous ces gens ont-ils pu compatir ? Qu’ont-ils saisi de l’immensité de ma douleur par leurs poignées de main empressées et leurs accolades mouillées ? leurs condoléances ne seraient-elles pas que de simples formules de politesse embarrassées ?
539788 Publié le 09/06/2003 à 21:17 supprimer cette contribution
trouver les mots, le geste qu’il faut n’est pas facile dans c’est moment là
il est dur de comprendre la douleur de l’autre et surtout la douleur d’un adolescent
comment lui dire que la vie continue quand une partie de son univers c’est envolé ! Triste --> :(
519142 Publié le 10/06/2003 à 07:56 supprimer cette contribution
Amitié --> :fleur:
634723 Publié le 10/06/2003 à 19:45 supprimer cette contribution
je mesure ma chance en te lisant phil, et aussi ta peine (si je le peux)....
simplement en transposant et en regardant mon plus grand fils...

l'émotion est totale Triste --> :(
PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 10/06/2003 à 19:56 supprimer cette contribution
Je dois sortir faire des courses dans le quartier. La rumeur a circulé et véhiculé la nouvelle. Certains m’évitent, je le vois bien, et je les comprends. Je préfère leurs silences empruntés à la curiosité morbide des autres qui viennent chercher une confirmation qu’ils ont déjà. Un copain me questionne : «C’est vrai, il est mort ton père ? ». Si son interrogation m’irrite, je conçois aussi qu’il s’en étonne, confronté comme je le suis pour la première fois à la réalité de la mort.
D’ailleurs, je ne comprends pas que des gens puissent rire ou sourire dans la rue, que les arbres bourgeonnent, que la vie continue. C’est une insulte à ma douleur. N’ai-je pas vu à l’occasion du décès d’un grand de ce monde ou d’une commémoration qu’une minute de silence était observée ? Et alors ? C’est un grand qui est mort, grand dans son cœur, grand dans son âme ! Qu’en faites-vous ?
Et à tous les coins de rue, ces marchands de muguet, ces marchands de bonheur, comme c’est la coutume chaque premier mai:
« Monsieur, un petit brun de bonheur ? Jeune homme, un petit brun de muguet » ? Ont-ils vu la détresse qui envahit mes yeux, la révolte et la colère qui grondent dans mon cœur ?
Tous ces bouquets jadis si beaux sont pour moi enrubannés d’un voile de crêpe noire et ils le sont quelque peu restés.

nevaelle - 734396lui écrire blog Publié le 10/06/2003 à 20:25 supprimer cette contribution
c'est toujours, toujours trop tot, quand cette heure là arrive pour ceux qu'on aime

belle émotion.
687672 Publié le 10/06/2003 à 20:40 supprimer cette contribution
Merci Phil !
702985 Publié le 10/06/2003 à 23:10 supprimer cette contribution
Que tu recrées aussi bien ces souvenirs qu'on refoule me confond !
696121 Publié le 11/06/2003 à 01:10 supprimer cette contribution
Dimanche 7 février
Pourquoi cette date en gras?
PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 11/06/2003 à 06:58 supprimer cette contribution
7 février 1988, Dora, c'est le jour où j'ai commencé à écrire cette histoire ... Chaque fois que l'un de mes enfants m'appelait, m'interpellait, me questionnait.... Ce petit mot "papa" avait une résonnance particulière qui m'a poussé à écrire.
PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 11/06/2003 à 07:02 supprimer cette contribution
Liz, pourquoi refouler ses souvenirs ?
Amener sa douleur au grand jour, n'est-ce pas une façon de cautériser les plaies, de les amener à cicatriser ?

519142 Publié le 11/06/2003 à 08:27 supprimer cette contribution
Tu as tout à fait raison Phil, mais parfois il est si dur d'y mettre des mots.
539788 Publié le 11/06/2003 à 08:41 supprimer cette contribution
c’est un bon moyen de cautériser ses plaies
avec le temps le chagrin diminue, ne garde que les bons souvenirs
c’est dans ton cœur qu’il vit après en
Amitié --> :fleur:
PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 11/06/2003 à 13:03 supprimer cette contribution
Seras-tu étonnée Bulle si je te dis que j'ai intitulé ces quelques lignes "des mots pour des maux" ?
Bises --> :* Bonjour ou au revoir --> :hello:
287122 Publié le 11/06/2003 à 20:18 supprimer cette contribution
papa ....! tu vas etre étonné comme je l'étais,car lorsque j'étais jeune ,dans les livres (dans nos écoles d'algerie ),on parlé des chrétiens que c'étaient des gens qui ne respectaient pas les liens familiale ;alors j'avais cette idée de vous !lorsque je découvert avant de t'avoir lis ,que vous etes des gens qui savent aimé !
que l'homme est l'homme ,que l'amour est une vertu que chacun pourra avoir et qui a !
pour ton recit ,il est fabuleux .



PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 11/06/2003 à 23:31 supprimer cette contribution
Merci Affemen,

comme tu vois l'enseignement n'est pas toujours rigoureux !!
qu'un père soit musulman ou chrétien, jaune ou noir, qu'est-ce que cela peut changer à son amour pour ses enfants ???
Amitié --> :fleur: Bonjour ou au revoir --> :hello:
PHIL - 391201lui écrire blog Publié le 11/06/2003 à 23:55 supprimer cette contribution
Et ce jour où il a fallu qu’on emmène mon père ? J’entends encore le bruit des vis du couvercle qui se referme sur cette infâme cercueil. Nous descendons les escaliers derrière les employés des pompes funèbres qui ont bien du mal à tourner à chaque palier.
Comme nous sortons de l’immeuble, une foule dense et recueillie nous attend. Il faut encore sacrifier au rite des poignées de mains et des embrassades attardées et entendre encore ces mots qui résonnent à mes oreilles comme autant de bourdonnements d’abeilles.
Un homme se détache de la foule. A vrai dire, je ne vois que lui. Le cheveu ras, le costume sobre, le geste assuré. Il me prend énergiquement par les épaules et me dit sur un ton qui n’admet aucune réplique: « Nous sommes samedi, mon petit ; lundi tu es en classe ». Deux bises aussi surprenantes que réconfortantes, réconfortantes parce que surprenantes et chaleureuses. G. P. mon professeur d’anglais.
Des comportements aussi déterminés, il en aura d’autres à mon égard qui m’aideront grandement à surmonter cette terrible épreuve.
Une dernière fois tous assemblés autour de la dépouille de mon père, nous écoutons le pasteur qui parle principalement du moteur qui a actionné cet homme sa vie durant: sa foi en DIEU et son amour débordant pour les autres et les siens en premier. Un amour dont il est dit dans le Nouveau Testament, livre des Corinthiens, chapitre 13 qu’il supporte tout, qu’il est patient et lent à la colère. Qui plus que moi peut attester de l’authenticité de ces propos ?
Cet amour, je l’ai expérimenté deux années plus tôt. De grosses bêtises au collège avaient valu mon renvoi. Craignant la colère légitime de mon père à l’annonce de cette nouvelle, j’avais subtilisé dans la boite aux lettres la convocation adressée à mes parents pour mon passage en conseil de discipline. Enfourchant la mobylette de mon frère, j’étais parti à l’aventure pour me retrouver à TOULON. C’est là qu’une patrouille de police m’avait découvert trois nuits plus tard, un dimanche matin, dormant sur un banc, sale, affamé, honteux.
J’ai appris par la suite que mes parents n’avaient pas dormi tout ce temps, inquiets qu’ils étaient de me savoir dehors. Ancien militaire et ancien policier, mon père avait battu la campagne et monté toute une petite armée pour me retrouver mais en vain.

687672 Publié le 12/06/2003 à 09:30 supprimer cette contribution
Continue Phil. Tes mots sont justes.
824543 Publié le 12/06/2003 à 10:05 supprimer cette contribution
Amitié --> :fleur: Phil, Que c'est émouvant ton récit.
Moi mon père est Militaire,il est empreint
de tout ce qui touche l'armée,il l'a dans le sang.Je peux dire qu'il nous a fait passer la formation militaire maison;confondant parfois vie proffessionel et vie affective.Il est plein d'amour car je le sens,mais de l'amour qu'il ne parvient pas à partager,à donner,à communiquer...
MA MAMAN ,quelle femme adorable,sublime, toujours à nos petits soins.Ta petite blessure au genou lui fait saigner.Elle est un ange --> O:-) .Je lui donnerai le Paradis sur terre si je pouvais.
Je ne peux parler de mon père sans parler de ma maman,ils sont mes dieux sur terre.
287122 Publié le 12/06/2003 à 10:41 supprimer cette contribution
pas de quoi phil ....!
tu es une école pour moi ,car l'algérien que je suis a l'envie de rivalisé les grands romanciers francais ,trouve la façon et la manières et surtout la pauvreté ,car j'ai pas une grande connaissance en francais ,et ca m'aide a vouloir connaître ta langue ,une envie qui peut déppassé ton ambission

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